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Obama : au delà de la crise, une vision optimiste

d’après le Blog du Monde

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dimanche 1er mars 2009, par Jean-Claude Cohen


Le discours inhabituel du Président Obama au Congrès et au Sénat réunis peut être lu comme un optimisme de commande.

Ce serait mal connaitre Barack Obama : ce n’est pas un homme qui manie l’optimisme pour rassurer.

A la lecture de son discours, il y a de nombreux signes qui démontrent que le Président américain a une vision très concrète des défis qui nous attendent et des risques de la situation.

Il n’aurait pas demande un « stimulus package » de $ 800 milliards s’il n’en était pas profondément convaincu ni un budget en déficit budgétaire de $1.700 milliards Il sait aussi que les réformes urgentes doivent se faire maintenant : d’où les mesures visant à aider les emprunteurs hypothécaires et généralisant progressivement les soins de santé aux Etats-Unis. L’homme est réaliste, mais aussi visionnaire. Son discours n’est rien de moins qu’une invitation à porter notre regard au-delà de la crise.

Il ne s’agit pas de l’ignorer, mais des signaux avant-coureurs d’un changement de l’attitude des américains se font sentir des maintenant.

Nous avons tous entendu les prévisions du Président de la Reserve Fédérale, Ben Bernanke, qui suggèrent que la récession devrait être terminée aux Etats-Unis a la fin de l’année.

Une enquête régulière auprès des gestionnaires de fonds américains est saisissante.

Il y a 3 mois, ils croyaient, à 60%, que la situation allait empirer.

Ce pourcentage est descendu à 6% seulement.

Ces gestionnaires vont donc recommencer a investir, la plupart d’entre eux se focalisant dès maintenant sur les actions dépréciées.

Sur les marchés financiers, la tendance s’améliore.

J’en veux pour témoin le marché obligataire : qu’une Caisse d’Eparges de Catalogne puisse emprunter $ 2 milliards, et la Barclays Bank (qui n’est pas nationalisée) $ 4 milliards, cette semaine, confirme des indicateurs que ce marché de l’emprunt a taux fixe et a long terme recommence a faire confiance aux institutions financières et a avoir celle des investisseurs.

C’est en raison de ces signaux et de nombreux autres, que le moment est en effet venu de nous poser la question de notre regard.

Les Cassandres sont légion, et ceux qui y ont intérêt continuent à annoncer le pire. Ce sont eux qui détériorent un climat difficile, mais absolument pas désespéré.

C’est aussi la grande force des Etats-Unis.

Ce que l’on appelle la « résilience », c’est cette attitude que Barack Obama a voulu réveiller dans les foyers américains : 45% d’entre eux ont vu ce discours, et 40% d’entre eux, sur base d’un sondage Gallup, en ont retirée une vision plus confiante de l’avenir.

Par rapport à cette volonté de reconstruire, les discours européens font encore sérieusement preuve de défaitisme.

Or le défaitisme ne sert qu’à aggraver la situation.

Non, Barack Obama n’est pas un indécrottable optimiste.

Mais son horizon, c’est quatre ans, avec une baisse du déficit américain de 50%.

Voir en ligne : Lien avec le blog de Georges Ugeux (Le Monde)