La Crise Financière (Part Two)

Agences tous risques

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lundi 26 mai 2008, par veille

Freddie Mac et Fannie Mae, rachètent aux banques une partie de leur portefeuille de prêts immobiliers. Les banques retrouvent ainsi des liquidités et peuvent consentir de nouveaux prêts.

Bien que bénéficiant d’une garantie implicite du gouvernement américain, des incertitudes entourent leur exposition aux crédits hypothécaires subprimes .

Étant donné la chute du marché immobilier et la crise du crédit, ainsi que les problèmes légaux de Freddie Mac, la Réserve fédérale est préoccupée de l’impact « systémique » sur l’ensemble de la finance américaine et mondiale qu’aurait la défaillance de l’un ou l’autre de ces acteurs clés de l’immobilier.


"Fannie Mae créée en 1938, dan le cadre de la politique de Roosevelt, connue sous le nom de New Deal, et Freddie Mac (créée en 1968 pour éviter un monopole du premier ) sont des sociétés détenues par des actionnaires mais dont la mission est publique. (en Anglais Government Sponsored Enterprises ou GSE ). Elles ont pour but de développer les logements abordables aux USA et d’apporter des capitaux venus de tous horizons vers les communautés locales afin de servir le marché du logement. Fannie Mae et Freddie Mac ont une charte fédérale et évoluent sur le marché hypothécaire secondaire américain pour garantir que les instituts de crédit foncier et les autres prêteurs disposent de fonds suffisants à prêter aux acquéreurs de logement."

Federal National Mortgage Association (Fannie Mae) http://www.fanniemae.com/index.jhtml

Federal Home Loan Mortgage Corporation

http://www.freddiemac.com/

Où l’on découvre que la corruption est universelle…

Voici une extrait d’un article intitulé :« Etats-Unis, Après Enron, Freddie Mac »

"La deuxième entreprise américaine de crédit immobilier truquait ses comptes à la baisse. Elle était pourtant sous contrôle du Congrès

En un an de contrition, les financiers américains semblaient avoir regagné leur honneur perdu dans l’affaire Enron. Et voilà que de nouvelles bizarreries comptables menacent d’assombrir la récente embellie boursière, ou pis, si elles se muent en scandale, d’infliger un coup dur à la reprise économique. L’éviction, au début de juin, des trois principaux dirigeants de Freddie Mac, deuxième entreprise américaine de crédit immobilier et quatrième société financière du pays, et l’ouverture d’une enquête criminelle soulignent l’affolement des pouvoirs publics. Et pour cause : Freddie Mac, comme sa consœur Fannie Mae, n° 1 du secteur, est soumise directement au contrôle du Congrès des Etats-Unis et tire ses profits d’une mission de quasi-service public.

En « rachetant » les prêts immobiliers des institutions financières pour les placer sous forme de titres sur le marché, ces deux entreprises privées garantissent aux particuliers un flux constant de crédit à taux modéré. Leur rôle de promoteurs de l’accession à la propriété, symbole même du rêve américain, est politiquement sensible, d’autant plus, aujourd’hui, que la bonne santé de l’immobilier constitue l’un des rares moteurs de la croissance, clef de la prochaine élection présidentielle.

Au contraire d’Enron, Freddie Mac s’est contentée de truquer ses comptes à la baisse pour étoffer ses provisions pour l’année suivante. Cette embrouille révèle, en fait, la mansuétude des élus du Congrès pour une entreprise qui finance souvent leurs campagnes, et les lacunes d’une réglementation sur mesure bien moins contraignante que celle des sociétés financières courantes.

L’année dernière, Alan Greenspan lui-même, patron de la Réserve fédérale, avait rappelé qu’en dépit de ces statuts le cours des actions Freddie Mac et Fannie Mae n’était en rien garanti par l’État. Les petits porteurs auront mal compris. Ils découvrent, aussi, que le directeur fautif de « Freddie » a obtenu une prime de départ de 24 millions de dollars. S’il y a scandale, il est déjà là." (Source Philippe Coste L’Express du 19/06/2003)

http://www.lexpress.fr/info/economie/dossier/enron/dossier.asp?ida=396282

Août 2007 …Times are changing

"George W. Bush est réticent à lever les restrictions pesant sur l’activité des agences de financement immobilier Fannie Mae et Freddie Mac afin de leur permettre de venir à la rescousse des marchés financiers. Alors que la liste des victimes de la crise du « subprime » s’allonge, certains élus démocrates, dont la candidate à la présidentielle Hillary Clinton, proposent que ces deux grandes agences créées pour faciliter l’accès à la propriété des Américains puissent injecter davantage de liquidités dans le système pour soulager les ménages en situation difficile. « Il faut qu’elles se concentrent sur leur métier (...) et se réforment d’abord », a dit le président américain, qui n’est néanmoins pas opposé à la levée de certaines restrictions à laquelle réfléchissent les régulateurs des deux agences. Aussi bien Freddie que Fannie se remettent à peine d’une grave crise liée à des erreurs comptables. Fannie Mae et Freddie Mac achètent à des établissements de crédit leurs créances immobilières, les transforment et les vendent sur les marchés financiers sous forme d’obligations, qu’elles garantissent. Jouissant d’un statut quasi public, ils peuvent emprunter moins cher sur les marchés. Aujourd’hui, les investisseurs préfèrent acheter les obligations adossées sur l’immobilier qu’elles émettent plutôt que celles émises par les banques de Wall Street. L’idée de certains élus démocrates est de relever le plafond de 417.000 dollars par crédit immobilier qu’elles peuvent acheter, et de lever certaines restrictions relatives à la qualité des prêts qu’elles peuvent « titriser ». Elles ne pourraient certainement pas acheter les crédits en difficulté, mais soulageraient peut-être les segments de financement immobilier de meilleure qualité. Concurrence déloyale George W. Bush estime cependant sain que les investisseurs revoient en baisse les risques qu’ils sont prêts à prendre et, avec Henry Paulson, le secrétaire au Trésor et ex-patron de Goldman Sachs, estime qu’il y a désormais suffisamment de liquidités prêtes à s’investir sans faire appel à Fannie et Freddie. Les républicains et les associations bancaires, qui estiment être victimes d’une concurrence déloyale de la part de ces deux agences à capitaux pourtant privés, ne veulent pas qu’elles profitent de la crise actuelle pour reprendre du terrain et provoquer de nouveaux excès. Ils admettent qu’elles pourraient injecter des liquidités, mais estiment que cela accroîtrait à nouveau le risque que Fannie et Freddie font peser sur le système." (Source : Nicolas MadelaineLes Échos 10/08/07)

http://www.lesechos.fr/info/finance/4609760.htm

Freddie et Fannie au Pays des Trois Sorcières  [1]

Fannie Mae et Freddie Mac en première ligne dans la crise du subprime

"Les principaux acteurs de la plus grande expansion de crédit de tous les temps étaient des sociétés financières", "C’était les brasseurs de dettes. Ils gagnaient de l’argent en faisant jouer l’effet de levier sur le monde entier — depuis des gens vivant dans des caravanes à la lisière de trous perdus au milieu de nulle part... jusqu’aux maîtres de l’univers eux-mêmes à Manhattan ou à Londres. Maintenant que le monde dénoue ces positions, il est tout naturel que le secteur financier soit le plus sévèrement atteint". * Rien que cette semaine, Fannie Mae et Freddie Mac — qui jouaient un rôle-clé dans le spectacle de l’effet de levier — ont vu leur valeur baisser. Les deux sociétés ont perdu près de 4,5 milliards de dollars de capitalisation en une seule matinée."

(Source Bill Bonner Mercredi 12 Mars 2008)

http://www.la-chronique-agora.com/articles/20080312-718.html

Qu’y a t-il à l’interieur du Big Mac ?

Dans un scénario de récession sévère et prolongée, que S&P n’envisage pas à l’heure actuelle, le soutien potentiel de l’Etat fédéral aux sociétés de refinancement hypothécaire (Fannie Mae ou Freddie Mac) pourrait répresenter un montant allant jusqu’à 10% du PIB américain, et mettre sous pression la notation AAA des Etats-Unis, estime l’agence dans un rapport publié lundi. (Source Agefi 15/04/08)

http://www.agefi.fr/articles/

Financement hypothécaire : un premier bilan aprés le cyclone

Freddie Mac réduit ses pertes mais veut lever 5,5 milliards de dollars "La société américaine de refinancement hypothécaire a enregistré au premier trimestre une perte moins lourde qu’anticipé à 151 millions de dollars. Freddie Mac a l’intention de lever 5,5 milliards de dollars dans un avenir proche. La société américaine de refinancement hypothécaire Freddie Mac a enregistré au premier trimestre une perte moins lourde qu’anticipé et a annoncé son intention de lever 5,5 milliards de dollars "dans un avenir proche", selon un communiqué publié mercredi. La perte nette atteint 151 millions de dollars, soit 13,5% de plus que la perte enregistrée au premier trimestre 2007 (133 millions de dollars) Par action, la perte se monte à 0,66 dollar, soit nettement moins que les prévisions des analystes, qui tablaient sur une perte de 0,93 dollar." (Source La Tribune 14/05/08 )

http://www.latribune.fr/info/

Dans la langue de Shakespeare L’article, très documenté, a été repris par plusieurs media francophones, car il fait ressortir avec concision tous les rouages de ces institutions.

What Are the Origins of Freddie Mac and Fannie Mae ? By Rob Alford Mr. Alford is a student at the University of Washington and an HNN intern. "The Federal National Mortgage Association, nicknamed Fannie Mae, and the Federal Home Mortgage Corporation, nicknamed Freddie Mac, have operated since 1968 as government sponsored enterprises (GSEs). This means that, although the two companies are privately owned and operated by shareholders, they are protected financially by the support of the Federal Government. These government protections include access to a line of credit through the U.S. Treasury, exemption from state and local income taxes and exemption from SEC oversight. A recent accounting scandal at Freddie Mac that resulted in the replacement of three of the company’s top executives has led to mounting concerns over the privileged status these GSEs enjoy in the marketplace.".....

...."Fannie Mae and Freddie Mac are the only two Fortune 500 companies that are not required to inform the public about any financial difficulties that they may be having. In the event that there was some sort of financial collapse within either of these companies, U.S. taxpayers could be held responsible for hundreds of billions of dollars in outstanding debts. A recent investigation by the Justice Department and the SEC into the accounting practices at Freddie Mac revealed accounting errors in the amount of 4.5 to 4.7 billion dollars and resulted in the termination of three of the company’s top executives. Ongoing investigations by Congress, particular the House Finance Services subcommittee that oversees the activity of GSEs, will determine the future role of Fannie Mae and Freddie Mac and the secondary mortgage market that they dominate."

(Source Rob Alford for History News Network le 12-08-03 )

http ://hnn.us/articles/1849.html

E.T.